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Un homme s’immole à Nantes : TOUS coupables…

 

        

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          Chômeur en fins de droits, il a choisi ce sacrifice sur l’autel du désespoir espérant que son ultime appel parviendrait aux sourds et aveugles que nous sommes tous devenus…

 

          Oui, nous sommes tous coupables et sans circonstances atténuantes :

 

- d’avoir élu en 2007 un homme sur l’apparence, trompés par le bagout d’un bonimenteur de marchés qui a contribué au démantèlement industriel du pays au profit d’une classe de Nantis qui, dans le même temps, multipliaient les profits dans des proportions invraisemblables…

 

- d’inculture politique crasse et de manque total de discernement pour avoir récidivé en choisissant l’homme courtois et bonhomme désigné fort malicieusement par le Système. Certes, on ne pourra reprocher à celui-ci la ruine, accomplie, des finances publiques. Mais je n’entends que peu de cris d’indignation à l’encontre de celui qui moquait le candidat « des promesses non tenues » d’alors qu’il n’allait pas tarder à imiter. En effet :

 

-                          Quid de la promesse d’interdiction des licenciements boursiers ?

 

-                          Quid de la signature du TSGC sur une base de 3% de déficit qu’on savait intenable ?

 

-                          Quid de la promesse d’une justice rigoureusement indépendante quand le projet récemment présenté devant la Cour de Cassation n’est qu’un bien petit pas devant  un long chemin à parcourir ? (//blogs.mediapart.fr/edition/police-co/article/100213/encore-un-effort-messieurs-les-deputes)

 

 

-                          Quid de la promesse d’une réelle transparence dans les Institutions quand  l’IGS vient  d’être hâtivement retoilettée pour fonctionner comme par le passé après le scandale des coups tordus impliquant faussement des collègues de hauts rangs, l’ancien ministre de l’Intérieur Daniel Vaillant s’étant exclamé en janvier 2012 « la police qui contrôle la police, c’est fini ! » et que le passage à une institution policière respectant l’article 63 du Code Européen d’Ethique de la Police notamment sur son contrôle impérativement externe et indépendant s’en trouvait facilité ?

 

-                          Quid de cette nouvelle farce sur la promesse du non-cumul des mandats reporté, après la déclaration de Claude Bartolone, en … 2017 (année de fin de mandat présidentiel) ?

 

-                          Quid du droit du citoyen à bénéficier d’une information non censurée, au moins sur les chaînes publiques, d’un pouvoir qui se dit « socialiste » ?

 

-                          Qui de ces prisonniers encagés dans des conditions parfois pires que s’ils étaient des bêtes, le taux de suicides dans cette population étant le plus élevé d’Europe ? (suicides qui n’ont droit qu’à un mince entrefilet dans la presse)

 

-                          Quid de ces « erreurs judiciaires » le plus souvent dues à des négligences voire aux besoins impérieux de sacrifier un « coupable » sur l’autel d’une société demandant un minimum de « rendements » dans les élucidations des affaires les plus médiatisées (Dominici, Deloffe, Agretto, Dills, Sécher, Machin et tous les autres inconnus dont l’acquittement n’aura pas été justement prononcé, inconnus à jamais brisés).

 

-                          Quid, à contrario, de ces multiples affaires politico-financières où les magistrats rencontrent  de multiples chausse-trappes et dans lesquelles bien peu de cas sont élucidés.

 

-                          Qui…. ?                        Qui…. ?                Quid….. ?             Les Beaumettes

                                                                                                                           Les Baumettes...

-                           

           Seuls ceux qui sont happés par la « Machine » savent qu’ils ont eu le tort de ne pas s’indigner préalablement de ce système corrompu !

            Nous sommes tous coupables de ces vies brisées, broyées par un système maintenu par notre passivité.

Oui, passivité et ignorance des droits du citoyen!

 

Rappelons brièvement: L'assemblée nationale est en majorité à la botte du pouvoir depuis que, en 2000,  Jospin a fait réduire le mandat présidentiel de 7 à 5 ans, faisant ainsi coïncider élections présidentielle et législatives afin que les cohabitations antérieures ne puissent plus avoir lieu : 

 L'exemple le plus connu de cohabitation est celui qui s'est présenté à trois reprises en France sous la Ve République. Dans ce système politique où le Président de la République a habituellement un rôle actif, compte tenu du caractère dualiste du régime parlementaire, il y a cohabitation lorsque les deux têtes de l'exécutif, président et gouvernement appartiennent respectivement à des groupes politiques opposés. Lorsque le Président a le soutien de la majorité parlementaire il joue un rôle primordial mais si celle-ci lui fait défaut alors son rôle est nettement plus effacé. Cette configuration est apparue trois fois depuis l'entrée en vigueur de la constitution de 1958 (1986-1988, 1993-1995 et 1997-2002). Source Wikipédia 

Les députés étant désormais élus juste après la présidentielle, le peuple élit logiquement une assemblée nationale à même appartenance politique. Rares sont les députés qui ne suivent pas la ligne politique du Parti car ils s’exposent à se voir exclus dudit parti et donc à être battus aux élections suivantes : c’est leur carrière politique qui est menacée.

C’est ainsi que désormais depuis 2000, nous avons une majorité de députés godillots, quelque soit la couleur du parti au pouvoir.

C’est également ainsi que le principe de la Séparation des Pouvoirs inscrit pourtant dans la Constitution, se trouve détourné. 

Car il ne faut pas oublier que c’est l’Assemblée Nationale qui détient le véritable pouvoir ; n’oublions pas le périodes de cohabitation où c’était alors le Président qui avait très peu de pouvoirs, l’assemblée nationale étant forcément de la même couleur politique que le gouvernement (premier ministre et ministres). Souvenons-nous de cette période où F.Mitterand présidait un conseil des ministres de façon toute symbolique, isolé qu’il était parmi un gouvernement de droite.

 De par la Constitution, l’Assemblée Nationale fait non seulement les lois mais aussi contrôle le gouvernement par des questions permettant aux députés d'interroger directement les ministres, soit oralement (questions au gouvernement, questions orales sans débat, soit par écrit : 13 à 15 000 questions sont publiées chaque année au Journal officiel.

L’Assemblée Nationale peut également renverser le gouvernement par une motion de censure.

 « Lorsque l'Assemblée Nationale adopte une motion de censureou lorsqu'elle désapprouve le programme ou une déclaration de politique générale du Gouvernement, le Premier Ministre doit remettre au Président de la République la démission du Gouvernement. » — Article 50 de la Constitution. La motion de censure doit être présentée par au moins 1/10 des députés (soit 58, sur un nombre total de 577 actuellement) et n'est adoptée qu'à la majorité absolue » Source Wikipédia 

Ajoutons également ce point très important : Le député est généralement membre d'un parti. A ce titre, il anime le débat politique dans sa circonscription avec tous les habitants. Il est l'acteur principal du débat démocratique quotidien sur le plan local. 

//www.assemblee-nationale.fr/connaissance/travail_depute.asp

Le débat politique public qui doit donc se tenir tout au long des 5 ans de mandat du député n’a pratiquement jamais lieu.

tout le monde sait parfaitement, que le député, une fois élu,  de quelque bord qu’il soit, ne tient plus de grandes réunions où l’électeur puisse l’interpeller sur ses interventions au Palais Bourbon et lui rappeler le cas échéant le rôle de l’Assemblée Nationale dans le contrôle du Pouvoir exécutif.

Et c'est bien là que le bât blesse!

Organiser des réunions publiques tous les ...5 ans lorsqu'on est candidat ne suffit pas!

Tant que le citoyen ne le rappellera pas à ses devoirs, tant qu'il continuera,  ignorant ses propres responsabilités et pouvoirs, de râler au café du commerce ou, mieux, je le concède, de se perdre en discussions (stériles car n'aboutissant sur aucune action) sur certains forums, pourquoi voulez-vous que ce parlementaire aille se mettre en position difficile devant une foule d'anciens électeurs qui pourraient lui rafraîchir la mémoire ?  

 Il est du devoir du député, représentant du peuple qui l'a élu, de rendre compte dans sa circonscription et d'accepter le débat contradictoire en réunions publiques et ce, tout au long de son mandat! 

 Il est du devoir du citoyen de le lui rappeler:

 En lui envoyant des dizaines, des centaines d'emails voire des milliers à sa permanence (ce qui ne devrait pas être diffficile vu le nombre d'électeurs dans une circonscription)

L'événement finira fatalement par être rapporté dans la presse locale ou régionalece qui est le but: faire entendre la voix du citoyen qui réclame fort justement la parole dans le débat public.   

Et que résonnent constamment à leurs oreilles ces paroles de Danièle Mitterrand:

 En France on élit et les élus font des lois qu’ils n’ont jamais proposées et dont nous n’avons jamais voulu. Est-ce la démocratie quand après avoir voté nous n’ayons pas la possibilité d’avoir de l’influence sur les élus ? 

 En attendant une VIè république qui ne viendra pas toute seule!

  



06/07/2013
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